L’archipel du marché de l’art

L’entrée des pays émergents dans le marché de l’art a entraîné la croissance du nombre de collectionneurs et leur dispersion.

On constate dans le même temps  un phénomène d’hyperlocalisation des oeuvres d’art. De nouveaux centres économiques prennent de l’importance dans le monde de l’art par la création de musées, de fondations, de foires. Ils attirent ainsi ensuite des galeries-leaders (Hong-Kong, Singapour, Dubaï, New-Dehli) mais le marché ne constitue toujours qu’en quelques lieux précis : New-York et Londres principalement.

Il faut également les distinguer des pôles logistiques comme Genève, Singapour, Hong-Kong, des centres de valorisation des oeuvres, des espaces de vente ou des pays de résidence des collectionneurs.

Le marché de l’art, globalisé et dérégulé, est spatialement désarticulé ; on peut donc caractériser ce système d’archipel.

Le système spatial du marché de l’art se décline en plusieurs ensembles fondamentaux aux fonctions bien différentes : les foires et biennales sont le lieu de constitution de la valeur, les centres névralgiques¹ sont les vitrines du marché de l’art et de sa bonne santé. Enfin les lieux de stockage sont les espaces de présence réelle des oeuvres.

¹ On peut encore appeler les places fortes du marché de l’art “épicentre” en raison de leur rayonnement et de la référence qu’elles constituent pour l’ensemble du système.

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