Vers la fin du blanchiment d’oeuvres d’art ?

La réglementation de la circulation des oeuvres d’art, les contrôles des imports-exports permettent-ils d’envisager de mettre fin au blanchiment ?

Pour Daesh, relevons que l’une des principales sources de leurs revenus est le trafic des oeuvres et objets archéologiques provenant de musées et sites en Irak et en Syrie. La convention de l’UNESCO de 1970 permet un certain contrôle et facilite la restitution d’objets volés à des États.

Dans le cas de détention des oeuvres d’art par des propriétaires privés, les professionnels (avocats, banquiers…) doivent être prudents sur le paiement des oeuvres,  la provenance des fonds et sur l’identité des bénéficiaires économiques finaux.

Les espaces de stockage tels que les ports-francs accordent un soin particulier à tracer les oeuvres. Désormais globalisé, le marché de l’art ne peut plus fonctionner comme il y a 50 ans. D’ailleurs, nous disposons de formidables outils numériques qui permettent de tracer et reconnaitre les objets.

Les contrôles se renforcent donc.

D’une part dans les ports-francs, qui rassemblent près de 50% du flux global des oeuvres d’art en circulation dans le marché de l’art, la structure organisationnelle a été modifiée afin de souligner l’attention toute particulière accordée par l’État à ce sujet. David Hiler -ancien conseiller d’État genevois – a pris la direction des Ports-Francs et Entrepôts de Genève, il est accompagné de l’ancien banquier Andreas Stricker (GSB) et de l’avocate Marie Flegbo Berney.

Grâce au numérique, les contrôles peuvent se renforcer d’une toute nouvelle façon comme l’illustre la jeune société Verisart qui permet l’analyse et l’authentification des oeuvres d’art grâce à une image digitale. La technologie Blockchain permettra d’authentifier une oeuvre d’art grâce à la signature numérique d’une oeuvre. Cette signature contiendra non seulement son prix d’achat mais également un certain nombre de métadonnées sur l’oeuvre. Une oeuvre pourrait ainsi ne plus être orpheline. Les avancées technologiques nous promettent une plus grande transparence !

Source :

Alexandre Pintiaux, ” Oeuvres d’art : recel et blanchiment”, Le Soir, 3 février 2016

“La « blockchain » et ses domaines d’application insoupçonnés”, 26 novembre 2015
http://lebuzzdubiz.fr

 

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